Prof bashing

Plutôt que de “tirer” sur les profs,
regarder la gestion du ministre Blanquer et ses effets

Depuis quelques jours sévit un véritable « prof bashing » dans beaucoup de médias qui pointent un prétendu chiffre de 5 % à 6 % d’enseignant·es qui seraient sorti·es des radars pendant le confinement ou en arrêt maladie de « complaisance » !

À l’origine, des propos abjectes tenus en privé par le ministre lui-même et ceux d’un ancien membre du cabinet dans un journal. Le relai médiatique ne s’est malheureusement pas fait attendre et les éditos ou reportages se multiplient pour jeter de nouveau le discrédit sur la profession, en utilisant des estimations « au doigt mouillé » plutôt que des chiffres fiables inexistants. La ficelle est grosse. Continuer la lecture de Prof bashing

FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES

Des décisions qui oublient la voie scolaire

Lors du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle du 17 juin, le ministre a annoncé ses projets pour la prochaine rentrée.

Le SNUEP-FSU acte positivement deux propositions qui nécessiteront néanmoins des clarifications sur les moyens engagés. La première concerne l’augmentation du nombre de places dans les STS qui manquent cruellement pour nos élèves car tous les ans ce sont près de 50 000 bachelier·es professionnels qui s’en voient refuser l’accès.
La seconde concerne les classes de terminales qui pourront enfin bénéficier d’un enseignement de « culture générale et philosophique ». Le SNUEP-FSU porte depuis longtemps cette revendication et regrette le caractère facultatif de cette proposition. Si l’équipe pédagogique le met en place, cet enseignement de philosophie sera financé par les heures de co-intervention.  Pour le SNUEP-FSU, l’enseignement de philosophie doit être généralisé et pleinement financé par des moyens supplémentaires dans les dotations horaires et par des formations pour les enseignant·es. Continuer la lecture de FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES

Rémunération et temps de travail des AESH

Les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, CGT Éduc’Action, SNALC, SUD éducation dénoncent un statu quo inacceptable

Alors que l’amélioration de la situation des AESH est présentée comme un objectif du Comité Consultatif AESH installé le 27 février dernier, et que le constat est sans appel, aucune proposition satisfaisante au regard de l’urgence sociale n’est formulée par le ministère.

Les constats sont flagrants :

  • Le temps incomplet est la règle : malgré leur demande de travailler à temps plein, les AESH sont massivement maintenues à temps incomplet (en moyenne 62 %).
  • Les augmentations de rémunération liées à l’ancienneté ne sont quasiment pas appliquées : 72 % des AESH sont rémunérées à l’indice plancher (indice 329), parmi les salaires les plus bas de la Fonction publique
  • Le salaire moyen est de 760 € net par mois.

La seule piste évoquée pour augmenter les rémunérations est d’augmenter le temps travaillé en proposant des missions hors fonction d’accompagnement d’élèves en situation de handicap et en multipliant les contrats de travail à temps incomplet avec différents employeurs, ce qui maintient les AESH dans la précarité. Ces pistes vont à l’encontre de l’objectif de professionnalisation et de reconnaissance des missions des accompagnant-es d’élèves en situation de handicap. La flexibilité imposée par la mise en place des PIAL n’a pas permis d’aboutir à des contrats à temps plein, comme promis par le ministre. Continuer la lecture de Rémunération et temps de travail des AESH

Voie Professionnelle

Les organisations syndicales de la voie pro, CGT Éduc’action, SE UNSA, SNALC, SNETAA FO, SNUEP FSU, SUD Éducation se sont réunies pour faire le bilan de la période de crise sanitaire que nous venons de vivre et sur les mesures nécessaires pour la préparation de la rentrée.
Elles font le constat que les élèves de LP ont plus que les autres pâti de la fermeture des établissements et des difficultés liées à la mise en œuvre de la continuité pédagogique.
En effet, ces élèves dont une majorité est issue des milieux populaires et confrontée à des difficultés économiques, sociales et familiales sont parmi les principales victimes de la fracture numérique et un grand nombre d’entre eux·elles sont aujourd’hui décrocheur·euses.
La crise sanitaire a mis en exergue et renforcé des inégalités qu’il est urgent de corriger.
La voie professionnelle comporte des spécificités telles que des cours en « atelier » et des périodes de formation en entreprises, qui ont été totalement interrompues pendant toute la période de fermeture des établissements et dont l’absence est aujourd’hui pénalisante pour la suite de leur scolarité. La période de confinement a généré la perte de nombreuses heures d’enseignement disciplinaire à laquelle il va falloir remédier.
La formation professionnelle sous statut scolaire possède des atouts qu’il s’agit de renforcer pour préparer les jeunes aux formations diplômantes de niveau 3 et 4 que sont les CAP et les Bac pro et leur permettre d’aborder et de finaliser un parcours professionnel diplômant de qualité.
Il faut remettre en question les familles de métiers, il faut redonner du temps à l’enseignement disciplinaire pour rattraper le retard pris dans les cursus menant aux diplômes. Ce temps peut être trouvé par l’allègement des dispositifs introduits par la réforme de la voie professionnelle.
Afin de garantir une solution au plus grand nombre, il est indispensable aujourd’hui d’augmenter les capacités d’accueil dans de nombreuses filières, notamment pour tou·tes les jeunes qui espéraient se tourner vers l’apprentissage et qui ne trouveront pas d’employeur en raison de la crise économique.
Par conséquent, cette augmentation des capacités d’accueil demande des moyens humains qui se traduisent par plus de personnels présents dans les établissements, à tous les niveaux. Ces postes doivent être budgétaires. Le recrutement de personnels sous statut de fonctionnaire est en effet indispensable et un plan de titularisation de tou·tes les contractuel·les permettrait de répondre à cette exigence, sachant que 40% des contractuel·les enseignant·es sont dans la voie pro. Il s’agit par ailleurs de rendre possible les dédoublements de classe qui permettront d’améliorer les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels.
C’est pourquoi l’ensemble des Organisations syndicales signataires conviennent de s’adresser au ministre afin de lui demander un engagement et des moyens pour la voie professionnelle.
Paris, le 22 juin 2020

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CONTINGENT HORS CLASSE 2020

Promotions 2020 à la hors classe des personnels enseignants, d’éducation et psychologues –  premier et second degrés publics
PE certifiés PEPS PLP CPE Psy EN PEGC CE EPS
Promouvables 110 092 49 381 6 603 14 117 2 948 2 301 1 1
Contingent total 18 716 8 395 1 123 2 400 502 392 1 1
Ratio pro/pro 17% 17% 17% 17% 17% 17% 100% 100%
PE certifiés PEPS PLP CPE Psy EN PEGC CE EPS
AIX-MARSEILLE 886 372 57 98 26 21
AMIENS 583 211 31 78 14 13
BESANCON 382 164 24 50 10 9
BORDEAUX 892 453 59 138 28 19
CAEN 399 196 28 63 12 9
CLERMONT-FERRAND 385 176 23 51 12 8
CORSE 97 46 6 12 4 2
CRETEIL 1 239 396 52 111 23 26
DIJON 446 193 30 52 13 9
GRENOBLE 971 425 63 102 25 18
GUADELOUPE 156 75 14 21 4 4
GUYANE 90 37 4 13 2 3
LILLE 1 210 526 73 183 31 28 1
LIMOGES 195 101 14 33 9 4
LYON 876 359 51 106 23 18
MARTINIQUE 142 62 7 21 4 4
MAYOTTE 58 22 4 14 1 0
MONTPELLIER 863 407 56 103 21 15
NANCY-METZ 728 311 43 89 16 15
NANTES 830 389 46 108 23 17
NLE CALEDONIE 16 2 8 1 1
NICE 593 274 37 68 17 10
ORLEANS-TOURS 737 305 37 78 17 14
PARIS 384 213 17 59 14 12
POITIERS 488 257 31 69 15 10
POLYNESIE FRANCAISE 64 39 7 18 0 2
REIMS 418 167 22 51 10 9
RENNES 695 387 49 100 20 14
REUNION 376 174 27 70 10 5
ROUEN 569 262 35 75 15 12
STRASBOURG 544 256 33 79 14 9
TOULOUSE 874 398 51 124 28 17 1
VERSAILLES 1 543 513 65 128 28 33
Hors académie 213 25 27 12 2
St Pierre et Miquelon 3
Total 18 716 8 395 1 123 2 400 502 392 1 1