EN GRÈVE LE JEUDI 27 SEPTEMBRE

a réforme « Blanquer » de la voie professionnelle va aggraver nos
conditions de travail, supprimer des postes dans toutes les disciplines et entraver la réussite des jeunes !

L’intersyndicale CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SNCL FAEN, SIES appelle les personnels à se mobiliser en :
– Organisant des heures mensuelles d’information intersyndicale la semaine du 17 au 21 septembre 2018 dans tous les établissements pour informer la profession des conséquences de la réforme ;
Construisant ensemble une journée de grève le jeudi 27 septembre 2018.

Réforme Voie pro 2018 – projets de grilles horaires

Après la perte d’une année de formation en 2009, la formation des élèves est de nouveau tronquée. Les grilles horaires proposées viennent contredire le discours du ministre autour des savoirs fondamentaux, qui font son fond de commerce depuis sa nomination au ministère de l’Éducation nationale.
Les matières générales sont les premières concernées par une baisse de volume.
La co-intervention nécessite des moyens supplémentaires que le ministère n’abondera pas à hauteur des besoins. Même en augmentant le volume complémentaire professeurs d’une heure, l’injonction à la co-intervention ponctionnera les autres heures de groupe habituelles.
La baisse des heures pour les élèves et l’insuffisance du volume complémentaire professeurs seront synonymes de diminution des DHG donc de suppressions de postes.

La globalisation de la PSE et de l’éco-gestion/éco-droit constitue un point de vigilance particulier : l’absence de fléchage pour ces disciplines peut sous-tendre une menace pour leur maintien.

Dossier de presse de rentrée 2018 – SNUEP-FSU

Le SNUEP-FSU National a donné sa conférence de presse de rentrée jeudi 31 août.

SOMMAIRE
P 3   La rentrée de J.-M. Blanquer dans la voie professionnelle
P 6   Quelques données
P 7   Parcoursup et classes passerelles
P 9   Apprentissage : des idées fausses
P 9   Les professeurs de lycée professionnel
P 11   Mesures salariales et gestion de carrière
P 13   TRANSFORMATION DE LA VOIE PROFESSIONNELLE
LA JUSTICE SOCIALE AUX ABONNES ABSENTS

Télécharger le dossier de presse complet :

BONNE RENTRÉE 2018 À TOU-TE-S

Le SNUEP-FSU souhaite une bonne rentrée scolaire à tou-te-s les enseignants. 2018-2019 s’annonce d’ors et déjà comme une année charnière pour l’Enseignement Professionnel (introduction d’UFA, nouveaux horaires pour les CAP et Bac Pro en gestation, …) sans oublier que c’est aussi l’année des Élections Professionnelles et que les fédérations et confédérations auront à cœur de solliciter vos suffrages pour devenir l’interlocuteur privilégié des décideurs. Ne vous laissez pas aveugler par les déclarations des uns ou des autres, lisez bien les mandats défendus par chacun. Le SNUEP-FSU et sa fédération n’ont pas peur de la comparaison.

 

BONNE RENTRÉE SCOLAIRE

La FSU dénonce la nouvelle attaque du gouvernement contre les retraité-es

Le Premier ministre vient d’annoncer la fin de l’indexation des pensions sur les prix. Au nom de la « maîtrise des dépenses » et pour « privilégier la rémunération de l’activité et rompre avec l’augmentation indifférenciée des allocations ». L’abandon de l’indexation sur les salaires au profit de l’indexation sur les prix mise en œuvre par les précédentes réformes des retraites a déjà porté un coup rude aux retraité-es puisque leur pension se dévalorise par rapport au revenu des actifs. Ce phénomène a été aggravé par le report des dates de revalorisation.

Après le gel des pensions en 2108, la revalorisation sera de +0,3% en 2019 et 2020 alors que l’inflation est de 2,3% en un an. Cette nouvelle attaque contre les retraité-es s’ajoute à une série de mesures régressives qui ont sérieusement dégradé leur pouvoir d’achat.

La FSU rappelle que la hausse de 1,7 point de la CSG depuis janvier 2018 se traduit par une perte moyenne de 500 euros par an  pour 9  millions de retraité-es.

Au printemps, le gouvernement avait annoncé des mesures spécifiques pour 100 000 retraité-es. Mais le rapport parlementaire d’application de la loi fiscale n’a pas trouvé trace de l’application de cette mesure. Ce rapport confirme également qu’une majorité de retraité-es ne sera pas concernée par la suppression progressive de la taxe d’habitation prétendument destinée à « compenser » la hausse de la CSG.

Le gouvernement décide aujourd’hui d’une nouvelle perte de pouvoir d’achat des retraité-es. Cette décision prépare-t-elle de nouvelles mesures régressives pour l’indexation des pensions dans la future réforme des retraites ?

« Il faut contenir les dépenses » martèle sans relâche le Premier ministre. Mais, une fois de plus, le gouvernement élude la question d’un meilleur partage des richesses et poursuit sa politique libérale en faveur des plus riches. Quid de la suppression de l’ISF ? Des profits du CAC 40 qui se sont envolés cette année y compris pour des entreprises qui licencient ?

La FSU dénonce le refus du gouvernement de revaloriser les pensions des retraité-es. Elle demande des mesures immédiates pour améliorer leur pouvoir d’achat qui passent par une  revalorisation significative des pensions calculées à minima sur l’inflation, le retour à une indexation calculée sur les salaires, la suppression de l’augmentation de la CSG et l’augmentation des APL.

Elle appelle également les retraité-es à poursuivre la signature des pétitions pour la suppression de l’augmentation de la CSG et à participer massivement aux deux journées d’action prévues les 3 et 9 octobre prochains.

Une académie par région : le MEN et le MESRI donnent une feuille de route aux recteurs

Les recteurs de région académique devront proposer d’ici le début 2019 des « projets d’organisation territoriale » pour leur région, selon un courrier de juillet 2018 signé des ministres chargés de l’Éducation nationale et de l’ESRI, dont AEF info a eu copie. Dans cette lettre, les ministres rappellent qu’il devra y avoir, au 1er janvier 2020, 13 académies métropolitaines et donnent un calendrier. 1re étape : conduire un « dialogue stratégique régional » pour préparer la feuille de route de chaque région. Les recteurs devront être attentifs aux implications RH de leur projet.

carte des régions académiques

Dans leur lettre adressée aux recteurs de région académique, dont AEF info a eu copie, les ministres rappellent leur objectif de mettre en place 13 académies dirigées par 13 recteurs d’académie. Ils précisent qu’en « fonction des caractéristiques de chaque territoire en matière d’enseignement supérieur », les recteurs pourront être assistés par « des vice-chanceliers ayant rang de recteurs ».

Compte tenu de son poids démographique, la région Île-de-France aura une « organisation spécifique avec un recteur d’académie assisté de plusieurs adjoints ayant rang de recteur ».

les objectifs de la réforme

Les recteurs de région académique devront proposer « d’ici le début de l’année 2019, des projets d’organisation territoriale pour chacune des régions ». Les principes de « subsidiarité et de responsabilité » doivent être « les fils conducteurs » de leur réflexion.

La réforme doit permettre :

  • d’avoir des organisations plus efficaces et plus efficientes,
  • de faire confiance aux acteurs,
  • de remonter au niveau académique uniquement les décisions qui le justifient en termes d’efficacité et de performance.

Ils préviennent que « si les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées à l’échelle académique, le rôle de pilotage pédagogique des Dasen et des inspecteurs sera renforcé. »

Concernant l’enseignement supérieur, l’objectif est de « renforcer les capacités d’action » des recteurs notamment en vue « d’éclairer les choix à opérer dans le cadre d’un dialogue annuel avec les établissements ». Les rectorats devront renforcer leurs services en charge de l’enseignement supérieur. Le suivi des politiques de recherche fera partie de leurs missions et l’articulation de leur action avec celle des DRRT devra ainsi être « considérablement renforcée ».

une réflexion de « nature géographique » et « une spécialisation fonctionnelle »

Les recteurs sont invités à « conduire une réflexion de nature géographique ». Ils devront formuler des propositions d’organisation qui « respectent les équilibres territoriaux quantitatifs et qualitatifs de la région, avec une pluralité des centres de décisions, une implantation harmonieuse et raisonnée des services ».

« Il ne s’agit pas de fermer des sites mais plutôt d’implanter les services sur les différents sites actuels, notamment à travers une spécialisation fonctionnelle permettant de renforcer les expertises et de créer une valeur ajoutée intellectuelle dans les villes qui ne sont pas les grandes métropoles régionales ».

un dialogue social qui doit être « approfondi »

Les recteurs devront « imaginer une organisation de terrain renouvelée pour assurer la continuité de l’action éducative de l’État et une plus grande proximité du service public d’éducation ». En lien avec le développement de « la GRH de proximité » (lire sur AEF info), les recteurs devront « dessiner les contours de la circonscription scolaire du XXIe siècle » et « réfléchir au rôle et missions de l’établissement scolaire au cœur des territoires ». « Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que pour les personnels ».

En 2019, une fois les lignes directrices fixées pour chaque région, les recteurs devront engager un « dialogue social approfondi » avec les personnels. « Le projet doit être le fruit d’une dynamique collective, portée par l’ensemble des acteurs des territoires », précisent les ministres.

le calendrier

  • septembre 2018 : conduite d’un « dialogue stratégique » avec les régions académiques pour structurer la feuille de route (cf. encadré),
  • mi-septembre à octobre 2018 : expérimentation du dialogue de gestion avec quelques établissements de l’enseignement supérieur,
  • octobre à décembre 2018 : élaboration des feuilles de route (organisation cible et modalités de mise en œuvre),
  • début 2019 : remise des feuilles de route par les recteurs de région académique. Les schémas d’organisation devront être validés par l’administration centrale et une lettre de mission sera adressée à chaque recteur,
  • 1er semestre 2019 : conduite du dialogue social aux niveaux national et académique,
  • juin-juillet 2019 : dialogue stratégique permettant de valider les « schémas d’organisation cible de pilotage du système éducatif et de suivi de l’ESR »,
  • janvier 2020 : mise en œuvre de la nouvelle gouvernance,
  • 2021-2022 : mise en œuvre effective des réorganisations des services académiques.

des consignes sur Les implications RH

Les ministres insistent sur les implications des projets en matière de ressources humaines :

  • « les mobilités géographiques souhaitées par les personnels devront être accompagnées et ne seront pas évitées par principe »,
  • un dispositif d’écoute et d’information pour les agents mobiles sera mis en place,
  • un dispositif indemnitaire sera proposé pour les mobilités,
  • tous les cadres devront trouver une solution et ne pas avoir de perte de rémunération.

Ils précisent que jusqu’en 2022 au moins, les actuels périmètres de mutation et d’affectation pour les enseignants et ceux des instances de dialogue social afférentes seront maintenus.

qu’est-ce que Le dialogue stratégique régional ?

Objectif : fixer l’organisation cible des services déconcentrés dans une feuille de route

Périmètre : l’ensemble des régions académiques métropolitaines

Contenu : faire un bilan du fonctionnement actuel ; identifier les enjeux en matière d’évolution de la gouvernance et d’organisation ; partager des éléments de cadrage ; identifier les besoins d’accompagnement