BILAN HORS-CLASSE 2018

La CAPA HORS-CLASSE s’est tenue mercredi 30 mai à 14h30

275 candidat-e-s potentiel-le-s (au moins au 9ème échelon de la classe normale et ayant au minimum 2 ans d’ancienneté) avaient été recensés

Le ministère a octroyé à notre académie 45 promotions à la Hors-Classe pour la rentrée 2018 mais laissé entrevoir la possibilité de 2 promotions supplémentaires.

POUR INFO : le/la dernier-e promu-e avait 175 points, 10ème échelon, 21 ans de service et une ancienneté de 3ans 10 mois dans l’échelon 10

Nous avons été très attentifs au respect des textes. Après quelques erreurs corrigées en séance, le tableau définitif a pu être dressé.

2 personnes ont été ajoutées sur Liste Complémentaire

Félicitations aux  promu-e-s et patience aux autres

La CAPA de la Classe Exceptionnelle se tiendra le 6 juillet

NOTRE DÉCLARATION PRÉALABLE À LA CAPA

La « soi-disant performance de l’apprentissage » repose sur « l’éviction » des jeunes les moins favorisés

La « soi-disant performance de l’apprentissage » repose sur « l’éviction » des jeunes les moins favorisés (Cereq)

Tandis que Emmanuel Macron annonçait le 22 mai 2018 les mesures qu’il souhaite prendre pour les banlieues, l’édition d’avril-mai 2018 de Brèves du Cereq publie un rapport d’analyse sur les discriminations liées à l’apprentissage, coédité avec l’Injep. Mené de 2014 à 2017, le projet « mesure et analyse des discriminations d’accès à l’apprentissage » met en exergue le rôle des discriminations dans l’apprentissage, en menant notamment une comparaison avec les filières équivalentes des lycées professionnels.

« Si les apprentis sont mécaniquement plus masculins du fait du petit nombre de filières d’apprentissage accessibles aux jeunes femmes au niveau secondaire (hormis la coiffure esthétique et accessoirement la vente), ils sont aussi d’une origine sociale un peu moins ‘populaire’ que les lycéens, et aussi moins souvent héritiers de l’immigration postcoloniale », souligne le rapport.

près d’un tiers des lycéens ont fait un choix par défaut

30 % des lycéens interrogés souhaitaient entrer en apprentissage, contre 6 % des apprentis qui avaient privilégié initialement une entrée en lycée professionnel. « Si les élèves qui privilégiaient le lycée professionnel affirment qu’il est difficile d’apprendre en travaillant, les candidat.es à l’apprentissage expriment clairement qu’ils avaient envie de travailler et de quitter l’école », relève le rapport qui précise que la valorisation du travail comme le refus de l’école est partagé, mais sous des formes différentes.

Un « scandale » selon Muriel Pénicaud

« Le fait que les jeunes qui habitent dans les quartiers politiques de la ville aillent moins en apprentissage est un scandale », affirmait Muriel Pénicaud, ministre du Travail, fin avril, lors d’une interview sur France Inter. « Ces jeunes vont  moins longtemps à l’école et sont déjà pénalisés par rapport à l’emploi. C’est un sujet sur lequel on va s’investir à fond avec les régions, les CFA, les partenaires sociaux. »

Dans leurs motivations, les apprentis valorisent la vocation, un « métier étayé et matérialisé par l’histoire familiale, les lycéen.nes-candidat.es à l’apprentissage-valorisent le travail ». Un écart dans les résultats qui révèle pour ces derniers « la volonté de rompre avec des situations familiales marquées par le chômage et la précarité des emplois. » Pour eux, il s’agit de « pénétrer un univers inconnu », a contrario des apprentis qui bénéficient de l’expérience et des réseaux familiaux.

entre 20 à 50 refus

Ainsi, un tiers des apprentis ont trouvé une place dès la première entreprise contactée grâce aux réseaux familiaux, quand 30 % des apprentis et lycéens ont cherché plus de trois mois, et qu’un candidat sur quatre a contacté entre 20 et 50 entreprises. Les refus successifs, souvent non motivés, sont producteurs de remise en cause, selon l’étude.

La perte de confiance, corrélée à l’absence de véhicule, à la méconnaissance « de codes et conventions variant selon les métiers », expliquent que 56 % des lycéens ont renoncé rapidement à l’apprentissage. Parmi eux, 73 % « ne savaient pas comment s’y prendre » et 56 % se déclaraient timides.

« L’analyse quantitative permet de relever que ces candidat.es sont un peu plus jeunes, sont issus de milieux plus populaires et sont moins souvent français d’origine. Des résultats qui tendent à montrer que ces candidat.es s’auto-excluent autant qu’ils sont exclus du dispositif d’apprentissage », indique l’analyse.

Logiquement, l’étude conclut que l’apprentissage est « non seulement sélectif, mais profondément inégalitaire. Parce qu’il ne peut y avoir apprentissage que si une entreprise décide de recruter un apprenti et de lui verser un salaire, le moment clé du dispositif est celui de l’accès à l’entreprise qui conditionne l’accès à la formation », analyse Prisca Kergoat, la chercheuse qui a dirigé l’étude. « La soi-disant performance de l’apprentissage en matière d’insertion professionnelle tient pour beaucoup à l’éviction des jeunes non qualifiés et issus des milieux les plus précarisés, ainsi que des filles et des jeunes issus de l’immigration maghrébine, turque ou subsaharienne ».

(1) Rapport réalisé avec le Certop, le Clerse et LPS-DT

TAXE D’APPRENTISSAGE

Nouvelles modalités de collecte et d’affectation de la taxe d’apprentissage : des choix politiques injustes et inéquitables 

Le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » propose de fusionner, dès janvier 2019, les contributions employeurs au titre de la formation et de la taxe d’apprentissage en une contribution unique. La collecte de cette nouvelle contribution unique sera dès lors de la responsabilité de l’État par l’intermédiaire de l’Urssaf.
La part du Hors quota (ou Barème)1 qui bénéficie en partie aux lycées professionnels, EREA, SEP et SEGPA sera séparée et modifiée en une contribution additionnelle. Le SNUEP-FSU alerte depuis quatre ans sur les difficultés engendrées par la baisse de 30 % de ce financement suite à la loi du 5 mars 2014. Régions et ministères sont restés sourds face à ce problème majeur et n’ont jamais compensé cette perte. Cette politique a mis en difficulté bon nombre d’établissements, les obligeant à produire de plus en plus d’objets confectionnés pour équilibrer leur budget. Ministère et régions ont aussi sacrifié le principe de gratuité de la scolarité obligeant familles et personnels à acheter ces objets confectionnés en classe pour financer les besoins d’enseignement.
Le projet de loi propose la création d’une nouvelle contribution pour “favoriser le développement des formations initiales technologiques et professionnelles, hors apprentissage, ou l’insertion professionnelle“. Pour le SNUEP-FSU, cette nouvelle contribution additionnelle doit compenser la totalité de la part Hors quota actuelle et sa collecte doit être assurée par l’État et reversée d’une manière équitable aux différents établissements. Une telle gestion permettra d’allouer à tous les élèves sur l’ensemble du territoire les mêmes moyens pour assurer des formations de qualité.
Pour le SNUEP-FSU, il est hors de question de jeter la responsabilité de la collecte de cette taxe sur les établissements et les collègues. Le ministère doit assumer sa mission de service public d’éducation et trouver les moyens nécessaires pour renforcer la voie professionnelle scolaire et non l’asphyxier par des dispositifs inopérants. En tout état de cause, le SNUEP-FSU n’acceptera pas le chantage à l’accueil d’apprenti×es au prétexte de percevoir les financements correspondants.

Télécharger le communiqué

(1) D’après la loi des finances, la taxe d’apprentissage 2016 est répartie comme suit : la part régionale est de 51 % de la TA consacrée à l’apprentissage (1494 M€), la part Quota représente 26 % (762 M€) va directement aux CFA et la part Hors Quota est 23 % de la TA (674 M€). Cette dernière partie assure le financement des formations professionnelles et technologiques (65 % pour les niveaux V, IV et III et 35 % pour les niveaux II et I)

FICHE HORS-CLASSE 2018

Qui est concerné ?

Tout PLP et CPE en activité, détaché ou mis à disposition et ayant atteint le 9e échelon de la classe normale avec deux ans d’ancienneté dans cet échelon au 31/08/2018 est promouvable.
Les agents en congé parental à la date d’observation ne sont pas promouvables.

Quelle procédure ?

Il n’y a pas de candidature à déposer, la procédure est automatique.
Vous pouvez néanmoins compléter votre dossier d’avancement de grade sur I-Prof.

Quel barème ?

Le barème est fonction de l’appréciation de la rectrice et de l’ancienneté dans la plage d’appel.
Vous le trouverez dans notre publication nationale.

L’avis de la rectrice

Elle se décline en 4 degrés : « Excellent », « Très Satisfaisant », « Satisfaisant », « A consolider ».
À partir de la rentrée prochaine, elle sera attribuée lors du 3e « RDV de carrière », au cours de la première année au 9e échelon.

2018 : une année particulière

Les collègues promouvables cette année à la hors-classe n’ont pas eu de 3e RDV de carrière l’année dernière (et pour cause, création des « RDV de carrière » cette année).
Ils ont donc tous fait l’objet en mars d’une campagne d’avis IPR et chefs d’établissement établissant un avis pouvant se décliner en « Très Satisfaisant », « Satisfaisant » ou « A consolider », sans appréciation littérale. La rectrice doit s’appuyer sur la notation pédagogique et sur ces avis pour émettre son appréciation. Cette appréciation est destinée à être pérenne.
Cela implique la nécessité de la part du rectorat de procéder à une répartition identique des appréciations par échelon, afin que, par exemple, les 9e échelon actuels ne soient pas défavorisés par la suite lorsqu’ils seront réellement en position de pouvoir accéder à la hors-classe.
Il est donc particulièrement important d’être attentif cette année à la fois aux avis des IPR et des chefs d’établissement et à l’appréciation de la rectrice. Nous prévenir rapidement en cas de souci. Ces avis devraient être visibles sur I-Prof avec l’appréciation de la rectrice. Nous vous tiendrons au courant de l’ouverture de la fenêtre de consultation.

3 avis possibles émis par les chefs d’établissement et IEN : Très satisfaisant – satisfaisant – à consolider.

La Rectrice émettra un avis à partir des avis émis par les chefs d’établissement et IEN :
- Excellent (10 % des avis possibles) = 145 points
- Très satisfaisant (45 % des avis possibles) = 125 points
- satisfaisant = 105 points
- à consolider = 95 points.

Selon votre échelon et votre ancienneté dans l’échelon, vous aurez des points : voir la circulaire rectorale.

Une opposition à l’accès à la hors-classe pourra être prononcée : le collègue concerné devra en avoir connaissance et l’avis sera transmis à la CAPA qui aura lieu le 30 mai pour les CPE et PLP

Classe exceptionnelle : 2e campagne 2018

Pour le 1er vivier, les candidatures devront être exprimées sur I-Prof entre le 3 avril 2018 et le 16 avril 2018, comme indiqué sur l’arrêté ministériel du 16 mars 2018, publié au BOEN.

Attention, le rectorat nous a informés ce mardi 3 avril que le serveur SIAP était indisponible pour le moment.

Les notes de service ministérielles du 24 novembre 2017 (BOEN du 30 nov. 2017) restent applicables pour cette nouvelle campagne. Cependant, certaines modifications vont être apportées sur les conditions de recevabilité des candidatures au titre du 1er vivier. La note ministérielle relative à ces modifications sera publiée au BOEN du 5 avril 2018.

La Classe exceptionnelle est accessible selon deux voies :

– Aux collègues étant au moins au 3e échelon de la hors-classe – nouvelle carrière – (2e échelon de la hors-classe pour les professeurs agrégés) et ayant été affectés au cours de leur carrière au moins 8 ans dans des conditions d’exercice difficiles (éducation prioritaire) ou sur des fonctions particulières. Pour les quatre premières campagnes de promotion, ces collègues doivent faire acte de candidature.

- À tous les autres collègues ayant atteint le dernier échelon de la hors-classe. Ces collègues n’auront pas besoin de faire acte de candidature : leur situation sera automatiquement examinée.