Archives de catégorie : COMMUNIQUÉ

FILIÈRE GESTION ADMINISTRATIVE

Le SNUEP-FSU engagé au quotidien
pour les élèves et les personnels
de la filière Gestion Administration

Le ministère a fait le choix de supprimer la moitié des places disponibles, pour les élèves, dans les sections de bac pro Gestion Administration (GA) d’ici 2022.
Le SNUEP-FSU, qui s’est opposé à la création de ce baccalauréat, a toujours œuvré de manière déterminée pour des mesures permettant d’y améliorer les conditions de travail des personnels et d’études des élèves. Il a obtenu une baisse de la pression certificative et le retrait du caractère obligatoire de la mise en place des scénarios.
Face aux nouvelles annonces, le SNUEP-FSU poursuit son engagement en ce sens et intervient au niveau local comme au niveau national pour dénoncer les choix qui ne vont pas dans le bon sens et porter les revendications des personnels. Continuer la lecture de FILIÈRE GESTION ADMINISTRATIVE

LA FSU A REFUSÉ DE SIÈGE AU CAEN DU 1ER JUILLET

La FSU a refusé de siéger au CAEN (Conseil Académique de l’Éducation Nationale) du 1er juillet 2019, instance qu’elle considère pourtant avec la plus haute importance.

Composée de 72 membres : un tiers d’élus, un tiers de représentants des personnels, un tiers de représentants des « usagers » (parents, étudiants, syndicats, etc.) , elle doit être présidée par le préfet de région ou le président du Conseil régional.

Aujourd’hui, le CAEN de l’académie de Reims n’est plus que l’ombre de lui-même. Ce lundi 1er juillet, seules les membres des organisations syndicales, des fédérations de parents d’élèves, de l’URCA et du MEDEF étaient présents en face de la délégation du Rectorat. Aucun élu de la région Grand Est ni des autres collectivités territoriales n’était présent. Continuer la lecture de LA FSU A REFUSÉ DE SIÈGE AU CAEN DU 1ER JUILLET

Vers un rendez-vous non salarial ?

Le Secrétaire d’Etat à l’action et aux comptes publics a annoncé un rendez-vous salarial pour la Fonction publique le 2 juillet prochain.
Mais la réunion préparatoire qui s’est tenue le 18 juin a d’ores et déjà fermé de nombreuses portes.
Le dégel de la valeur du point d’indice semble être écarté d’emblée… ce que la FSU a contesté avec force.
Le gouvernement n’envisage aucune mesure générale à même de soutenir le pouvoir d’achat et les niveaux de vie de toutes et tous les agent-es.

En complément d’un plan de revalorisation de la valeur du point d’indice, la FSU a réaffirmé la nécessité d’une attribution uniforme de 30 points d’indice sur l’ensemble de la grille pour poursuivre la revalorisation et tenir compte de l’inflation et de la croissance. Elle a défendu également la nécessité d’améliorer les déroulements de carrière, notamment en raccourcissant les durées de séjour dans les échelons et en fluidifiant les promotions de grade.
La FSU a rappelé que le minimum fonction publique (indice 309 depuis 2013), qui sert souvent d’indice pour la rémunération des contractuel-les les plus précaires, doit être augmenté.
Elle a enfin rappelé sa demande d’abrogation du jour de carence. Continuer la lecture de Vers un rendez-vous non salarial ?

Bilan attribution des congés de formation pour l’année 2019-2020

ATTRIBUTION DES CONGÉS DE FORMATION (année 2019 / 2020)

Principes d’attribution ?

La Rectrice définit les moyens alloués aux congés de formation ; depuis plusieurs années, c’est 20 ETP (Équivalents Temps Plein) ou 240 mois qui y sont alloués.

Chaque demandeur définit le nombre de mois qu’il sollicite (maximum = 10 mois, ce qui évite de ne pas percevoir un salaire complet pendant les mois de juillet et août) et il est possible de prendre ledit congé de manière décalée (ex : une semaine sur x mois) en fonction des formations suivies.

La répartition se fait par corps en fonction du « poids » de chacun d’eux (cf tableau ci-après).

Les critères pris en compte pour attribuer les congés sont : le nombre de demandes formulées pour une même formation (que ces demandes soient consécutives ou non, faites dans notre académie ou non) et l’ancienneté générale de service (du plus vers le moins).

CORPS Nombre agents en activité Nombre de demandeurs % agents en activité par corps Nombre de mois théoriques Nombre congés accordés
Non-titulaires 568 1 6.6 16 0
PLP 1334 7 15.6 37 7
PsyEN 193 1 2.3 5 1
PEGC 38 0 0.4 1 0
CPE 275 0 3.2 8 0
Agrégés 918 6 10.7 26 4
Certifiés + AE 4634 50 54.1 130 22
PEPS + CE EPS 612 6 7.1 17 3
Total 8570 71 100 240 37

Remarques :

- Certains corps ne « consomment » pas tous les mois auxquels ils ont droit.
Les mois « restants » sont reportés sur les autres corps.
Un effort particulier a été fait, comme il est de tradition dans l’académie, en faveur des corps à faibles effectifs qui, sans cela, se verraient exclus de toute possibilité de congé de formation.

- Hormis les certifiés, des premières demandes ont été satisfaites dans tous les corps.
Chez les certifiés, la « barre » pour obtenir le congé de formation était : deuxième demande avec une ancienneté générale de service de 11 ans. Plusieurs certifié(e)s devraient voir leur demande satisfaite du fait de mois “libérés” par des collègues admis à l’agrégation ou renonçant au congé.

- La liste complémentaire comprend 3 collègues classés, tous certifiés 2e demande non satisfaits.

- Le rectorat subordonne aussi l’octroi d’un congé formation à la possibilité de remplacer le ou la collègue. Certes, nous pouvons le comprendre mais cela veut aussi dire que ce sont nos collègues
qui paient l’insuffisance des recrutements. Ce n’est pas normal !

Déclaration FSU – CCFP – 15 mars 2019

La FSU n’a eu cesse depuis près d’un an de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d’orientation du gouvernement Refonder le contrat social avec les agents publics. Rien de nos alertes ni de nos propositions n’a été entendu.

Vous conviendrez qu’il est difficile alors de parler de dialogue social.

Aujourd’hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d’avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd’hui d’une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?

La FSU considère que le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, examiné au CCFP d’aujourd’hui, est une remise en cause sans précédent de la Fonction publique. Tournant le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique si structurant pour notre modèle social, il est aussi le renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-e-s sur l’ensemble du territoire.

C’est pourquoi la FSU ne peut pas accepter :
• L’élargissement des dérogations au principe du recrutement par concours sur un emploi permanent ni la création de « contrat de projet ». C’est faire du contrat et de la précarité la voie principale de recrutement alors que déjà aujourd’hui 20% des agent-e-s ne sont pas titulaires. C’est, contrairement à ce qui est écrit dans le texte, fragiliser le fonctionnement et la continuité des services.
Le contrat, en levant toutes contraintes à l’exercice du pouvoir hiérarchique, renforce la proximité entre l’agent-e et l’employeur affaiblissant de fait la mise en œuvre des principes de neutralité et d’indépendance pourtant si utiles aux agent-e-s comme aux usager-e-s.

• La possibilité d’externalisation de services avec des détachements vers le privé, sans d’ailleurs que ne soit offert aux agent-e-s la possibilité d’un droit d’option, l’introduction des ruptures conventionnelles, des mobilités imposées, etc. Cela constitue un plan pour «accompagner» celui de suppression de 120 000 emplois d’ici 2022 et de réduction des périmètres de l’action publique au moment même où le besoin de services publics de qualité, accessibles sur tout le territoire, est une attende forte des citoyen-n-es.

• La réduction du rôle des représentant-e-s des personnels en vidant les commissions paritaires de leur substance et en ne donnant plus aucun droit de regard aux agent-e-s sur les actes de gestion (mutations, promotions, etc.), en remettant en cause les CHSCT, leurs prérogatives et les moyens pour les faire fonctionner. Ainsi, l’administration affecterait ou nommerait de manière unilatérale, en toute opacité, sans aucune vérification par des élu-e-s du personnel du respect des droits de chacun, sans possibilité pour les personnels de contester les décisions autrement que par un recours individuel devant l’administration puis devant les tribunaux administratifs. C’est le retour à l’arbitraire et à l’autoritarisme, bien loin de notre conception d’une gestion collective et démocratique des carrières et des conditions de travail des agent-e-s.

• La remise en cause des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale. Comment comprendre la volonté affichée du gouvernement de négocier à un niveau local dans le privé alors que ceux-ci sont remis en cause dans la Fonction publique ?

• Une loi donnant une habilitation à légiférer par ordonnances sur la médecine du travail et sur les différents congés. Il faut commencer par prendre le temps d’une négociation avec les organisations syndicales représentatives des personnels avant d’arrêter des décisions.

Concernant le titre 5 du projet de loi, signataire de l’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, la FSU ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en oeuvre des mesures nécessaires. D’autres possibilités législatives existent pour rendre ces décisions effectives.
Monsieur le Ministre, vous et votre gouvernement, prenez une lourde responsabilité à faire ces choix. La FSU ne les cautionnera en aucune manière et, comme elle le fera aujourd’hui au cours de ce CCFP, elle continuera à dénoncer ces mesures et à appeler chacun et chacune à ses responsabilités.